Pressions, sanctions, complot. RDC : le danger persiste

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Accusé, il y a un peu plus de trois mois, d’avoir recruté des mercenaires américains pour renverser les Institutions de la République, Moïse Katumbi est, une fois de plus, pointé du doigt. Dans une nouvelle tribune libre, Kajepa Molobi, un analyste pro-Majorité,   pense que l’Ex-Gouverneur du Katanga mettrait à profit son exil  forcé ou volontaire en Occident,  pour tisser des réseaux afin de réaliser un coup d’Etat en RDC. Ainsi, à l’en croire, la France et les USA seraient, d’une manière ou d’une autre,  à la manœuvre.  Déjà, une étude téléguidée en ce sens,   serait en cours,  pour apprécier les voies et moyens d’une intervention imminente et efficace à Kinshasa dans le dessein, semble-t-il,  de  changer de  régime.   Et, face à cette situation somme toute inquiétante, il invite   les congolais, ainsi avertis,  à la résistance contre toutes formes de déstabilisation de la RD. Congo. La réflexion, ci-dessous, tente d’illustrer, si besoin en est encore, les contours  de cette affaire  dangereuse.  

 

Le complot contre la RDC se confirme : une étude commandée dans ce sens…

L’information publiée récemment par la presse tant nationale qu’internationale à propos d’un complot contre la RDC se confirme.

En effet, plusieurs organes de presse ont évoqué, il y a quelques temps, la préparation d’un coup d’Etat au centre duquel se retrouverait M.  Moïse Katumbi. Nous apprenions alors que l’ancien Gouverneur du Katanga reprenait et élargissait, depuis l’étranger, son projet de s’emparer du pouvoir d’Etat par la force.

Alors que selon les premiers éléments d’information, l’épicentre de cette agression se situait en France, à présent, les milieux généralement bien informés pointent du doigt certaines sphères de la haute finance internationale situées aux Etats-Unis d’Amérique.

Ces milieux américains développent une hostilité sans pouvoir formuler des reproches objectifs à la politique menée actuellement par le Président de la République Démocratique du Congo. Jusque-là,  pourtant,  aucun acte n’a été posé par le Gouvernement de Kinshasa, dans le sens qui les préjudicierait. Pensent-ils que la défense des intérêts du Congo dans le cadre d’une politique bilatérale «Gagnant-Gagnant» représente un danger de remise en cause de leur doctrine d’exploitation ? Jusqu’en ce XXIèmesiècle, ces milieux considèrent encore que les matières premières africaines demeurent,  pour l’essentiel,  réservées à leurs industries !

Peut-on reprocher à un Chef de l’Etat sa politique de diversification des partenaires économiques ? Joseph Kabila  serait-il en train de payer l’ouverture de son pays aux puissances asiatiques ? Des sources dignes de foi affirment qu’une étude serait en cours,  pour apprécier les voies et moyens d’une intervention imminente et efficace à Kinshasa pour changer le régime en place.

En fait, ce plan remet en mémoire la configuration idéologique qui fut à la base de la tragique disparition, au début des années 1960, du Premier Ministre Patrice Emery Lumumba. C’est parce que, soupçonné à tort, que sa politique nationaliste s’opposerait forcément aux investissements occidentaux en Afrique et, les néocolonialistes craignant que le leader congolais ne devienne un exemple  pour le Tiers-monde que le Premier Ministre fut assassiné. Pendant de nombreuses décennies, les puissances occidentales ont maintenu le peuple congolais sous une dictature féroce, expliquant leur politique par le même besoin de contrôle des matières premières et des marchés.

Aveuglé par une grille de lecture erronée et des conclusions de même nature, l’Occident a été conduit à tuer également Mzee Laurent-Désiré Kabila.

Les temps ont changé, le monde est entré dans la globalisation, mais certains schémas d’analyses et réflexes d’antan ont du mal à évoluer. On trouve malheureusement encore dans l’Occident démocratique qui se présente comme le lieu de la défense des libertés et des droits de l’homme, des forces politiques qui pensent à tort que la qualité de leur vie et la puissance de leur nation exigent que d’autres peuples soient soumis à des formes des gouvernements qu’ils ne souhaitent pas.

Avec un cynisme inacceptable, des responsables américains affirment, à qui veut les entendre, que le coût politique de la disparition des dirigeants africains serait parfaitement supportable. On a entendu un haut cadre américain déclarer : «Pour le dossier de la RD.  Congo, les obsèques nationales ne coûtent pas cher».

Doit-on penser que les dirigeants occidentaux vivraient à l’aise en ayant conscience que leur domination du monde devrait être cimentée par le sang des leaders qui ne cherchent que la liberté et le progrès de leurs nations ?

Faut-il croire que les peuples d’Occident continueront à laisser leurs dirigeants démolir des Etats qui fonctionnent, alors que l’histoire vient de démontrer, en Lybie tout comme en Irak, que les démocraties imposées de l’extérieur ne tiennent pas.

Quelle que soit la puissance des armées qui nous attaqueront, le peuple congolais doit savoir qu’il n’existe aucun bonheur dans la soumission et pas de fatalité dans l’esclavage. Le temps est donc venu pour que les peuples d’Occident refusent les crimes que l’on commettrait, sous quelque prétexte que ce soit, en leur nom.

Les Congolais sont avertis : ils doivent se préparer à faire face à de nombreuses formes de déstabilisation. L’opération est réellement en cours. Si, dans les jours qui viennent, nous devrions devenir objet d’attaques de diverses natures, il faudra aussi se souvenir que  ceux que l’Occident avait mis à la place de Lumumba en 1960 et qui s’y sont cramponnés,   n’ont rien apporté de positif à notre pays. Préparons-nous donc,  à une longue résistance avec, à la clé, un message : Ne jamais trahir le Congo.

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