Par une information publique livrée par son office lundi dernier : L’Hôtel de Ville opposé à la réunion du Rassemblement

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Quid de l’accord issu du dialogue du camp Tshatshi qui se substituerait déjà à la constitution en rejetant  des manifestations publiques qui ne sont pas du goût de la Majorité présidentielle ?

Lundi dernier tard dans la soirée une information publique livrée par l’Office du gouverneur de la ville-province de Kinshasa a indiqué que les réunions (politiques) demeurent interdites à l’intérieur du périmètre de la capitale et, ce, jusqu’à nouvel avis des autorités !

Assortie d’un bref commentaire pour le moins tendancieux, cette information publique indique en substance que l’interdiction de réunions (politiques) dans la ville-province de Kinshasa est maintenue en vue de préserver l’ordre et la tranquillité menacés depuis un certain temps sans aucune autre précision.

Or, il y a quelques jours, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement avait prévenu les responsables de la capitale de la tenue, ce samedi 5 novembre, d’un meeting de masses aux abords du boulevard triomphal sous la direction d’Etienne Tshisekedi !

Soit dit en passant, l’interdiction de réunions (politiques) à travers les 24 communes de la capitale n’est pas due à un simple fait du hasard. Décidée au lendemain de la signature de l’accord issu du dialogue du Camp Tshatshi, cette mesure se veut une manifestation de la souveraineté de ce forum et de l’opposabilité de ses résolutions à tous mais aussi et surtout à la Constitution et aux textes réglementaires en vigueur au pays qu’elles méconnaissent (pour ne pas dire qu’elles annulent de facto) !

Le camouflet de Kimbuta Yango…

En rapport avec ce qui précède, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, s’appuyant sur l’accord issu du dialogue du Camp Tshatshi, s’oppose à la tenue du meeting d’Etienne Tshisekedi prévu ce samedi 5 novembre et voudrait sans doute que le rassemblement négocie un nouveau rendez-vous avec sa nombreuse base de la capitale qui râle de colère en appelant à l’arbitrage du droit international.

Tout porte à croire que le Rassemblement de forces politiques et sociales acquises au changement, par le biais de ses leaders, ne manquera pas de répliquer dans les prochaines heures au camouflet d’André Kimbuta Yango qui sert fidèlement à sa manière les stratégies de ses maîtres à penser !

Pendant ce temps, les défenseurs de la Constitution du pays qui refusent de mourir se multiplient à chaque coup de la Majorité présidentielle. Et dire que la fin de combats n’est pas pour bientôt.

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