Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à Kinshasa

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Les quinze membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU sont arrivés, vendredi 11 novembre dans la soirée, à Kinshasa.

La communauté internationale veut travailler avec les Congolais pour arriver à la stabilité de la RDC. C’est en substance l’objet de la mission de la délégation du Conseil de sécurité arrivée dans la soirée vendredi à Kinshasa en provenance de New-York.

Objet précisé par le co-présidents de cette délégation, le Représentant permanent de la France, François Delattre, pour qui cette visite « marque le soutien résolu du Conseil de sécurité à l’entreprise qui est celle de la République démocratique du Congo sur tous les plans, sur le plan politique mais aussi sur les autres ».

Se confiant à Radio Okapi, ils ont de nouveau insisté sur cette volonté de travailler avec les Congolais pour parvenir à la stabilité politique à travers le pays.
« Il faut avoir la paix politique, être à l’écoute de la communauté internationale qui veut travailler avec les Congolais pour arriver à cette stabilité politique », a déclaré le diplomate angolais, Ismaël Abraao Gaspar Martins.

Son collègue français, François Delattre, a indiqué que cette mission prouve l’intérêt du Conseil de sécurité de l’ONU pour la RDC: « Nous sommes là pour marquer le soutien résolu du Conseil de sécurité, donc du monde à l’entreprise qui est celle de la RDC sur tous les plans (politique et les autres) ».

Mais quels engagements cette délégation va-t-elle bien pouvoir obtenir de Kinshasa ?

Pour les Nations unies c’est une façon de montrer que la communauté internationale prend la crise politique en RDC très au sérieux et qu’elle veut qu’une solution pacifique soit trouvée.
Mais quels engagements cette délégation va-t-elle pouvoir obtenir ? C’est toute la difficulté de cette mission, sachant que les 15 ambassadeurs ne sont pas tous d’accord sur les messages à faire passer.

Si les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne aimeraient obtenir un engagement fort de Joseph Kabila qu’il ne se représente pas et que la présidentielle soit avancée à 2017, des pays comme la Russie ou la Chine considèrent que c’est de l’ingérence.
Saluer l’accord politique tel qu’il a été signé à Kinshasa le 18 octobre dernier entre le pouvoir et une frange de l’opposition, voilà leur objectif. Résultat, les ambassadeurs à l’ONU risquent de se limiter à un message très général. Un appel à plus d’inclusivité de cet accord politique, à des élections libres et transparentes et à éviter toute nouvelle flambée de violence comme en septembre dernier.

Le programme Conseil de sécurité à Kinshasa

Cette délégation emmenée par les ambassadeurs de France et d’Angola auprès des Nations unies va rencontrer les acteurs de la crise congolaise avant de s’envoler dimanche pour Goma et Beni.

Rendez-vous dès 7h du matin samedi avec le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, lui qui devrait être remplacé – au plus tard – dimanche soir. C’est la nouvelle date butoir donnée par les co-modérateurs de la majorité et de l’opposition représentée au dialogue national pour la formation du nouveau gouvernement issu de l’accord. Les membres du Conseil de sécurité rencontreront d’ailleurs des participants à ce dialogue, issus de la majorité comme de l’opposition.

Mais ils devraient également voir les évêques de l’Eglise catholique. Très sollicités, ils étaient vendredi partis rencontrer le président congolais Denis Sassou Nguesso. Très sollicités, car les représentants de la conférence ont entamé depuis plus de dix jours des consultations avec les acteurs de la crise congolaise en vue d’arracher un processus politique plus inclusif.
La délégation du Conseil verra aussi ceux qui ont refusé de participer à ce dialogue, le rassemblement de l’opposition et le MLC, des membres de la société civile dont le mouvement citoyen la Lucha.

Reste à savoir si les ambassadeurs auprès de l’ONU auront un tête-à-tête avec le chef de l’Etat, Joseph Kabila. Le rendez-vous a été demandé, il est en attente de confirmation, disait-on vendredi soir. Quoiqu’il arrive, ils s’exprimeront lors d’une conférence de presse en fin de journée. Une journée marathon pour écouter, mais aussi pour faire passer des messages, pousser à un processus politique plus inclusif pour éviter une nouvelle poussée de violences.
La délégation des 15 membres du Conseil de sécurité, qui débute sa mission ce samedi par des contacts avec les autorités congolaises, a été accueillie à l’aéroport international de N’Djili, côté Nations unies, par le Représentant spécial du Secretaire general de l’Onu en RDC Maman Sidiku et son Adjoint Dr Mamadou Diallo, et côté gouvernement congolais par l’ambassadeur de la RDC auprès des Nations Unies Ignace Gata Mavita wa Lufuta et le Secrétaire général aux Affaires étrangères. La délégation du Conseil de sécurité est aussi co-présidé par l’ambassadeur d’Angola Ismael Abraao Gaspar Martins.

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