Le congrès américain attend le rapport de Tom Perriello sur les droits de l’homme en RDC

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CHARLOTTESVILLE, VA - OCTOBER 29: U.S. President Barack Obama speaks while flanked by Rep. Tom Perriello (D-VA) during a campaign rally, on October 29, 2010 in Charlottesville, Va. Recent polls show Rep. Perriello trailing challenger Virginia State Senator Robert Hurt (R-VA). With mid-term elections approaching, President Obama has been campaigning for Democrats who may be in jeopardy of losing their seat. (Photo by Mark Wilson/Getty Images)

Le 29 novembre 2016, Thomas Perriello présentera son rapport sur la RDC au congrès des Etats-Unis.

Le rapport de l’Envoyé spécial des Etats-Unis dans la Région des Grands lacs sera essentiellement axé sur la situation de la démocratie et de droits humains en République démocratique du Congo.

Le gouvernement congolais est accusé de violation flagrante des droits de l’homme par plusieurs organisations internationales. Ce rapport, révèle des sources diplomatiques, devrait épingler les autorités congolaises « dans les plus durs des termes« .

Les rapports entre l’officiel américain et les autorités de Kinshasa sont tendus depuis son « obstruction physique » et « agression verbale » de la part d’un cadre du parti au pouvoir, alors qu’il était sur le point de prendre son avion à l’aéroport de N’djili pour rentrer dans son pays le 18 septembre.

Dans un communiqué publié lundi 19 septembre, le Département d’Etat américain fait savoir que M. Perriello était à Kinshasa pour dix jours pour rencontrer des représentants du gouvernement, de l’opposition, de la société civile et des acteurs internationaux pour encourager à la participation au dialogue qui respecte l’esprit de la constitution et qui vise à parvenir à un consensus sur la tenue d’élections.

Le communiqué précisait que Tom Perriello, « une figure bien connue à Kinshasa », a été bloqué et menacé verbalement dans une zone de l’aéroport de N’djili qui est sécurisé par les autorités congolaises.

Le Congrès américain a adressé une lettre à Barack Obama, le 03 novembre dernier, pour lui demander de prendre de « nouvelles sanctions » contre des autorités congolaises qui, selon lui, bloqueraient le processus démocratique en République démocratique du Congo.

Le général Gabriel Amisi Kumba, actuel commandant de la 1e zone de défense du pays, et le général John Numbi, ancien inspecteur de la police nationale, ont été placés sur la liste noire par le département du Trésor américain en septembre dernier. Leurs avoirs aux Etats-Unis sont gelés et il est interdit aux américains de réaliser des transactions avec eux. Le général Amisi, ancien chef d’état-major, est accusé d’avoir commandé des unités de l’armée responsables de la répression des manifestations politiques à Kinshasa. Quant à John Numbi, un conseiller influent du chef de l’Etat, il est accusé d’avoir menacé des candidats de l’opposition lors des élections des gouverneurs, en mars dernier, pour les contraindre à se retirer de la course au profit des candidats du pouvoir. En juin dernier, le général Célestin Kanyama avait inauguré cette liste des personnes sanctionnées pour les mêmes accusations.

Diplômé de Yale, Tom Perriello a notamment été conseiller du procureur au Tribunal international pour la Sierra Leone, a été nommé le 6 juillet 2015 comme nouvel envoyé spécial pour la région des Grands Lacs en remplacement de Russ Feingold.

Né à Charlottesville le 9 octobre 1974, petit-fils d’immigrés italiens, fils d’une analyste financière et d’un pédiatre, il a fait ses classes à Yale, d’où il sort diplômé en droit en 2001.

Il s’envole alors pour l’Afrique de l’Ouest et, en 2002 et 2003, travaille comme conseiller du procureur au Tribunal international pour la Sierra Leone, dont il devient ensuite le porte-parole. Consultant pour le Centre international de la justice transitionnelle au Kosovo en 2003, il travaille par la suite au Darfour, en 2005, puis en Afghanistan, en 2007.

Catholique, cofondateur de Avaaz.org, plate-forme de pétitions en ligne, il est, de 2008 à 2010, le représentant démocrate du cinquième district de l’État de Virginie. Impliqué également dans les politiques climatiques, il était jusqu’à sa nomination par John Kerry, lundi 6 juillet, le représentant spécial pour le plan quadriennal de diplomatie et de développement.

Il travaillera en étroites relations sur les dossiers rwandais, burundais, congolais et ougandais, avec Linda Thomas-Greenfield, en charge des Affaires africaines au secrétariat d’État américain, « afin de stimuler les progrès vers une paix durable, la stabilité et le développement ainsi que le renforcement des institutions démocratiques et de la société civile », selon les mots de John Kerry.

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