La France intervient dans l’affaire Moni Della

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Moïse Moni Della Idi

La Présidence de la République Française suit de très près la situation des opposants arrêtés en RDC. La preuve, c’est la réponse donnée par François Hollande, à travers son chef de cabinet, à la correspondance lui adressée par l’opposant Didier Kayembe Nsenda, suite à l’arrestation de Moïse Moni Della.

« La France est fortement préoccupée par la situation en République Démocratique du Congo et reste mobilisée aux côtés de ses partenaires pour promouvoir la paix et la démocratie dans ce pays », souligne Dominique Ceaux, le chef de cabinet du président français, dans le courrier envoyé au membre de Conade (parti de Moni Della). Il assure que la représentation diplomatique française de Kinshasa est informée du cas Moni Della et elle suit l’évolution de ce dossier de très près.

Des inquiétudes sur le respect de la constitution, de libertés publiques, de droits de l’homme et de la démocratie ont été exprimées plusieurs fois par l’Elysée et même par Jean-Marc Ayrault, le ministre français des affaires étrangères. L’Hexagone veut mettre fin à ce cycle de graves violations des droits de l’homme.

Avec l’Union Européenne, la France n’exclut pas la possibilité d’imposer des sanctions si le régime Kabila ne donne aucun signal fort dans le sens de la décrispation de l’espace politique, explique un diplomate africain en poste à Paris.

Déjà dans cette perspective, le 19 octobre dernier, les ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne avaient adopté des conclusions très claires sur les attentes, de pays membres de cette organisation, concernant la libération des prisonniers politiques et la cessation des poursuites judiciaires politiquement motivées contre les opposants au pouvoir et les activistes de la société civile. Et pour ça, le gouvernement français ne baissera pas le bras, apprend-on.

Selon Dominique Ceaux, la France est déterminée à poursuivre tous ses efforts pour amener le régime Kabila à rectifier le tir. Cette lettre de l’Élysée démontre surtout que Paris n’est pas prête à lâcher prise. La France corse de plus en plus sa position et commence à rallier le camp de ceux qui pensent qu’il faut punir Kinshasa pour décourager les extrémistes de la mouvance présidentielle, déterminés à prolonger le glissement ad vitam aeternam. Une manière tacite d’accorder, dénonce le Rassemblement, un troisième mandat au président Kabila.

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