La Conférence épiscopale: Kabila consulte

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Les évêques ont repris leur bâton de pèlerin. Une nouvelle mission de bons offices pour la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), mais cette fois avec l’aval du président Kabila.

Il aurait lui-même demandé à la Cenco de rapprocher les points de vue. Une demande qui s’est matérialisée lundi 31 octobre par une rencontre entre les évêques et plusieurs responsables de l’opposition qui rejettent l’accord politique signé entre la majorité et une frange de l’opposition, un accord qui prévoit des élections au plus tôt en avril 2018 et permet au président Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà des délais constitutionnels.

La première exigence des évêques, c’était la discrétion. Pas de déclaration publique pour ne pas ruiner cette nouvelle tentative de médiation entre les acteurs de la crise congolaise. Mais de ce que plusieurs participants à cette première rencontre ont confié, la Cenco disait avoir l’aval du président Kabila. Il aurait même demandé à rencontrer le président de la conférence épiscopale pour le lui dire le week-end dernier.

Deuxième demande : que le rassemblement de l’opposition et le MLC et sa nouvelle plateforme, le Front pour le respect de la Constitution, mettent par écrit leurs points de divergence avec le dialogue national.

Les évêques n’avaient pas caché leurs inquiétudes de voir des divergences trop grandes exister entre les participants au dialogue et les autres, estimant que cela pouvait entrainer un nouveau cycle de violence. Ils avaient également posé des conditions à de nouvelles discussions : une présidentielle en 2017 et la réaffirmation de la limite du nombre de mandats du président sortant.

« Le chef de l’Etat reste dans son rôle de père de la nation en donnant son aval à cette ultime tentative, ça ne veut pas dire qu’il souhaite un nouveau dialogue », confie un proche de Joseph Kabila qui souligne que seul l’accord politique peut servir de socle à toute discussion. C’est aussi l’avis de l’opposition qui a participé au dialogue national, elle appelle même les évêques à rester l’église au milieu du village

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