Kalev, Kanyama, Amisi Tango, Kampete et Numbi visés par les sanctions de l’Union européenne

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C’est un cadeau de noël empoisonné que les Eurodéputés ont envoyé au régime Kabila. Au menu:sanctions ciblées contre 5 hauts responsables du régime Kabila.
La crise politique congolaise s’est à nouveau invitée dans le débat au Parlement européen. Le Parlement européen a adopté ce jeudi 1 décembre une résolution qui demande à l’Union européenne de sanctionner certaines personnalités du régime Kabila responsables à ses yeux du blocage du transfert pacifique du pouvoir. Il s’agit du patron de l’ANR Kalev Mutomb, du général Celestin Kanyama- patron de la police de Kinshasa, du Général Amisi Kumba, chef de la zone opérationnelle militaire qui comprend Kinshasa, du Général de la garde républicaine Kampete et enfin du Général suspendu John Numbi.

Pour le Parlement européen ces personnalités sont responsables de la répression. Il faut donc geler leurs avoirs et les priver des visas notamment, préconisent les eurodéputés.
C’est le point 5 de la résolution du Parlement européen qui parle de sanctions ciblées à l’endroit de ses 5 personnalités réputées très proches du président Kabila. Le paragraphe dit exactement ceci: le Parlement européen «demande instamment à l’Union européenne de prendre des mesures plus concrètes et de lancer immédiatement la procédure visée à l’article 96 de l’accord de Cotonou et
d’infliger des sanctions ciblées, notamment des interdictions de visa et des gels des avoirs,
aux hauts fonctionnaires et aux agents des forces armées responsables de la répression
violente des manifestations et de l’impasse politique qui empêche une transition de
pouvoir pacifique et respectueuse de la Constitution, notamment Kalev Mutond, le
général-major John Numbi, le général Ilunga Kampete, le général-major
Gabriel Amisi Kumba et le général Célestin Kanyama».
Ce n’est qu’une recommandation pour l’instant. La sanction doit être approuvée par le conseil européen et adoptée par la commission européenne.
Le gouvernement va certainement évoquer l’ingérence en essayant de brandir le bouclier de la souveraineté. Hélas un bouclier dont personne ne fait cas.

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