Grossesse : Pourquoi faut-il éviter de dormir sur le dos au 3e trimestre?

0
53

Dormir sur le dos au cours du 3e trimestre de grossesse réduit la consommation d’oxygène du bébé et augmente le risque de mortinatalité.

Il n’est pas facile de trouver une position confortable pour dormir au cours de la grossesse et de nombreuses femmes enceintes souffrent d’insomnie. Mais selon une étude de l’Université d’Auckland (Nouvelle Zélande), plus la grossesse avance, plus il faut éviter de dormir sur le dos. Cette position peut en effet réduire la circulation du sang vers le cœur de la mère, réduire la consommation d’oxygène du bébé et augmenter le risque de mortinatalité (c’est-à-dire de bébé mort-né).

Pour cette étude, publiée dans The Journal of Physiology, les chercheurs ont suivi 29 femmes en bonne santé qui en étaient toutes au 3e trimestre de grossesse. Ils leur ont demandé de se coucher dans différentes positions pendant des périodes de 30 minutes à chaque fois, et ont surveillé la santé de la mère et de l’enfant à chaque position.
Une position de sommeil qui comprime la veine cave

Toutes les futures mamans ainsi que la santé du bébé ont été suivis jusqu’à l’accouchement . Les chercheurs ont alors constaté que, lorsque les mères étaient allongées sur le dos, la position modifiait le rythme cardiaque de la mère et l’activité de l’enfant.
“Notre hypothèse est que dans cette position, l’utérus comprime la veine cave inférieure qui apporte le sang vers le cœur de la mère, ce qui réduit le flux sanguin. La plupart des futures mamans font face à ce phénomène sans problème mais celles qui ont des problèmes de santé sous-jacents augmentent encore le risque de mortinatalité” explique le Pr Peter Stone, principal auteur de l’étude et professeur de médecine fœtale à l’Université d’Auckland.
Les chercheurs conseillent plutôt aux futures mamans de dormir sur leur côté gauche, qui est le côté de l’aorte. La paroi de cette veine étant beaucoup plus rigide, il est plus difficile de la comprimer.

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE