Crise congolaise : la CENCO poursuit sa médiation, Kamhere réticent…

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Depuis la fin du Dialogue et la signature de l’accord qui l’a marquée, le 18 octobre 2016, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) mais aussi des diplomates africains et occidentaux multiplient des missions de bons offices entre la résidence du président de l’UDPS, à Limete, et Gombe, siège des institutions de la République, en vue d’obtenir un rapprochement entre la Majorité présidentielle et le Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement. D’où, le défilé endiablé de plusieurs acteurs politiques et de la Société civile ce jeudi 10 novembre 2016 au Centre Interdiocésain, siège de la CENCO. On n’y a vu passer des Sages du Rassemblement, Vital Kamerhe, Azarias Ruberwa, Jean-Lucien Busa, etc.
Les princes de l’église qui ont en mains à la fois les résolutions de l’« Accord politique » de la Cité de l’UA et le « Mémorandum » du Rassemblement, considèrent ces deux documents comme la « base » d’éventuelles discussions entre les deux camps en vue de permettre au pays de cheminer vers un compromis politique indispensable à sa survie.
Co-modérateur de l’Opposition présente au dialogue, Vital Kamerhe a déclaré à la presse, à l’issue de son entretien avec la CENCO, que « les propositions formulées par le Rassemblement n’ont rien de constructif ». Il a affirmé ne pas comprendre pourquoi le Rassemblement accepte maintenant le glissement jusqu’en 2017 après avoir « fait tuer les Congolais les 19 et 20 septembre 2016. Pour lui, le Rassemblement complique la mission des évêques, car l’accord politique devait être appliqué rapidement pour amener la RDC dans un processus électoral apaisé ».
Notons qu’une nouvelle rencontre a aussi eu lieu entre les évêques et Etienne Tshisekedi, le même jeudi 10 novembre. Alors que rien a filtré officiellement de ces discussions, des sources proches du président de l’UDPS ont rapporté que les animateurs de l’église auraient demandé au leader du Rassemblement de proposer un Premier ministre à même de diriger la Transition et de conduire le pays aux élections. Ce dernier aurait décliné cette offre estimant que le « Premier ministre issu du Rassemblement n’aura aucun pouvoir dans le contexte où le président Kabila contrôle tout : l’armée, les finances, la sécurité, etc. ». La réunion CENCO-Tshisekedi s’est terminée en queue de poisson, a indiqué un proche du président de l’UDPS.

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