Déficitaire de 600 millions , Vodacom traduit en justice par son associé CWN

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La société Vodacom-Congo (VDC) est plombée par plus de 600 millions $ de déficit chronique. Elle n’a jamais fait de bénéfice depuis sa création en 2005. Lassé par cette situation, CWN (Congo Wireless Network), qui détient 49% de l’actionnariat de Vodacom Congo contre 51% à Vodacom International Limeted (VIL), avait porté l’affaire en septembre dernier devant le Tribunal de commerce de Gombe.

C’est maître Roger Pande, avocat-conseil de CWN, qui a livré l’information à la presse le lundi 31 octobre. Me Roger Pande dénonce l’opacité des comptes de Vodacom Congo auxquels son client n’a pas accès malgré ses 49% des parts. Pour avoir accès aux informations financières, CWN en vertu du droit OHADHA, a fini par saisir la justice pour contourner la mauvaise foi de son associé qui ne lui a jamais versé un seul dividende en 11 d’exploitation.

CWN soupçonne un déficit chronique organisé par Vodacom Internationale Limited qui contrôle Vodacom Congo. Alors que le juge avait fait droit à CWN en nommant par ordonnance un auditeur indépendant, le professeur Manzambi, un expert comptable, VDC a contre-attaqué en assignant CWN en justice pour faire annuler la décision judiciaire. C’est demain mardi à 11 heures que le Tribunal de commerce rendra sa décision. VDC et VIL qu’ont-ils à cacher en s’opposant à l’ordonnance du Tribunal de commerce s’interroge Me Pande? CWN déplore que VIL n’ait jamais voulu révéler combien elle avait emprunté pour financer VDC. Pour mettre fin au déficit chronique dans VDC, VIL plaide pour la recapitalisation. Ce qui aura pour conséquence la dilution des actions de son partenaire.

CWN n’en veut pas avant de voir clair dans les comptes de VDC. CWN estime que l’exploitation génère assez des sous pour se recapitaliser. Surtout que CWN reproche à VDC d’avoir donné un contrat lucratif de consultance à VIL pour plomber les résultats. Il veut aussi que la lumière soit faite d’abord sur le Plan de redressement promis par VDC. Au final, il y a deux perdants dans cette affaire. CWN privé de ses dividendes depuis plus de 10 ans et l’État congolais qui ne perçoit aucun impôt sur le bénéfice.

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