RDC: le Rassemblement propose une transition de 12 mois et la présidentielle en septembre 2017

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Dans un mémorandum remis à la Commission épiscopale nationale du Congo (CENCO), le Rassemblement de l’opposition suggère la tenue des élections présidentielle et législatives en septembre 2017. Le même document suggère que les élections provinciales doivent avoir lieu en décembre de la même année, a précisé lundi 28 novembre à Radio Okapi, Jean-Pierre Lisanga, coordonnateur de la coalition des alliés à Etienne Tshisekedi et membre du Conseil des sages du Rassemblement.

Prévue initialement le 27 novembre 2016, l’élection présidentielle n’a pas été organisée. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a demandé et obtenu son report de la Cour constitutionnelle. Le deuxième et dernier mandat de l’actuel chef de l’Etat, Joseph Kabila, s’achève le 19 décembre prochain.

Dans son mémorandum, le Rassemblement propose la mise en place d’une «période intérimaire», qui «ne peut pas dépasser douze mois à compter du 20 décembre 2016». Sur le sort du président de la République, ce regroupement de l’opposition indique être «ouvert aux discussions avec les signataires de l’accord de la cité de l’UA»; allusion faite à l’accord politique signé à la fin du dialogue en octobre dernier à Kinshasa.

Cet accord, que le Rassemblement n’a pas signé, prévoit, lui, d’organiser la présidentielle et les législatives en avril 2018. Il prévoit également le maintien au pouvoir de l’actuel chef de l’Etat jusqu’à cette date et la mise en place d’un gouvernement dirigé par un opposant.

Jean-Pierre Lisanga indique que le Rassemblement a fait ses propositions à la CENCO, qui fait la médiation entre ce regroupement et le camp des signataires de cet accord, et qu’il attend la réaction de ces derniers:

Gouvernement de transition

Dans son mémorandum, le Rassemblement évoque également la mise en place d’un nouveau gouvernement pendant la «période de transition». Un gouvernement dont le Rassemblement veut désigner le chef. Ses membres devraient être issus des rangs des signataires de l’accord du 18 octobre et du Rassemblement.

Pour le Rassemblement, ce gouvernement de transition sera notamment chargé de financer les élections.

CENI

Le mémorandum du Rassemblement de l’opposition tranche aussi le sort de la Commission électorale nationale indépendante, dont il réclame une «recomposition totale.»

«Dans les conditions actuelles, le Rassemblement considère qu’un simple réaménagement de la CENI ne suffit pas pour garantir son indépendance et son impartialité», indique le document.

Les opposant exigent également la refonte du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) et des exécutifs provinciaux.

Jean-Pierre Lisanga explique que presque toutes les institutions de la République sont hors

Mesures de décrispation

Le Rassemblement de l’opposition exige également que des mesures de décrispation politique soient prises.

Il réclame notamment la libération des prisonniers politiques et d’opinion, l’abandon « des poursuites judiciaires injustes et inspirées par des motivations politiques contre les leaders de l’opposition» ainsi que le retour des exilés politiques.

Pour le Rassemblement, ces propositions «devraient permettre de débloquer l’impasse électorale actuelle et d’éviter à la RDC le chaos».

Début de polémique?

Ce mémorandum signé par Christophe Lutundula et Buassa Butsumbu, respectivement président et rapporteur de la commission de stratégie du Rassemblement a suscité une polémique au sein de ce regroupement de l’opposition.

Samedi, Félix Tshisekedi a fait savoir sur Twitter que « le Rassemblement n’a fait aucune offre de partage du pouvoir avec la Kabilie».

Ce membre du Rassemblement, fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, indique cependant que la coalition de l’opposition reste «disponible pour la CENCO».

Sur le même réseau social, Christophe Lutundula a ensuite affirmé que le Conseil des sages du Rassemblement que préside Etienne Tshisekedi «ne s’est jamais réuni pour désapprouver [les] propositions contenues» dans le mémorandum.

Répondant à un twittos, il a écarté l’idée d’un désaccord avec Félix Tshisekedi.

«Aucune contradiction entre Félix [Tshisekedi] et contenu du document. Félix n’a fait que clarifier plus un point», a noté M. Lutundula

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