RDC: le meeting de l’opposition empêché

0
54

Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement n’a pas tenu son meeting à Kinshasa samedi 19 novembre comme elle l’avait prévu, pour réclamer le départ de Joseph Kabila à la fin de son mandat en décembre. La même situation a été observée à Lubumbashi.

Un important dispositif securitaire a été déployé dans plusieurs endroits dans la ville notamment à proximité du stade des Martyrs de Kinshasa, où le meeting devait se tenir. Des policiers ont également été déployés à Limete autour de la résidence de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, leader du Rassemblement.

Interrogé par Radio Okapi, le porte-parole de la police a fait savoir que les «sites où devait se tenir le meeting de l’opposition ont été isolés.»

Le meeting de l’opposition n’avait pas été autorisé par les autorités. Le vice-gouverneur de la ville de Kinshasa avait demandé à l’opposition de “mettre en veilleuse” son projet de manifester.

Les autorités de la capitale ont interdit toute manifestation publique à caractère politique dans la capitale depuis les violences meurtrières des 19 et 20 septembre derniers.

Jusqu’à la mi-journée, aucun incident n’avait été signalé dans la ville, selon le colonel Mwanamputu.

La résidence de Kyungu wa Kumwanza encerclée

A Lubumbashi, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement du Grand Katanga dit n’avoir pas été en mesure d’organiser la manifestation prévue ce samedi. La présence massive des éléments de la police au lieu prévu pour le meeting, le Foyer social de la commune Katuba, n’a pas permis la tenue de cette manifestation, a précisé à Radio Okapi le coordonnateur de cette plateforme de l’opposition, Gabriel Kyungu wa Kumwanza.

Il a également déploré la présence massive des éléments de la police autour de sa résidence. D’après lui, ces policiers arrêtaient toute personne habillée en jaune et s’adonnaient à des tracasseries.

La police reconnait avoir étouffé le meeting

En réaction, la Police nationale congolaise (PNC) reconnait que les meetings de l’opposition ont été étouffés à Kinshasa et à Lubumbashi par un important déploiement des dispositifs sécuritaires. Ce dispositif a été allégé dans la capitale par la suite, a précisé le porte-parole de la PNC, le colonel Pierrot Mwanamputu.

Il reconnait également qu’il y a eu des arrestations dans les rangs des militants de l’opposition:

«Il y a eu quelques arrestations des hommes là en chemises jaunes à la place de la Poste (à Lubumbashi) par la police. Tous ces mouvements ont été étouffés. Il n’y a pas eu de meeting (à Kinshasa) ni de carton jaune à Lubumbashi.»

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE