Moïse Katumbi: « Nous donnons la dernière chance au Président de revenir à la raison »

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Dans cette interview à la télévision britannique, le candidat déclaré à la présidentielle dont la CENI a demandé le report estime « opportun » d’être « bloqué » en Europe où il compte « profiter de cette occasion pour plaider pour un dialogue inclusif en RDC ».

«Nous avons une opposition soudée et unie : le rassemblement de l’opposition. Il y a des gens qui sont là pour faire la diplomatie et d’autres qui sont au pays pour encadrer nos militants pour des marches pacifiques. Si je suis en Europe, c’est pour contacter plusieurs personnes, plusieurs Etats pour avoir le dialogue inclusif et non le monologue qu’on organise à Kinshasa pour éviter le bain de sang», a déclaré Moïse Katumbi.

Néanmoins, le président du TP Mazembe révèle que c’est le gouvernement qui est à la base de son « exile forcé ».

«Je pouvais déjà rentrer. J’étais venu pour des soins médicaux autorisés par le gouvernement central et la justice. J’avais demandé à rentrer après le retour du président Tshisekedi avec mon avion. Il y a tous les documents qui sont même sur internet. Le gouvernement central ne voulait pas. Je ne pouvais pas rentrer la nuit comme un voleur», a expliqué M. Katumbi.

Revenant sur l’accusation de mercenaires portée contre lui, l’ex gouverneur de Katanga relève qu’au parquet, cette accusation s’était avérée fausse parce qu’il n’avait « jamais recruté de mercenaires. »

Pour ceux qui estiment qu’il a fui le pays, Moïse Katumbi rappelle que ça n’a jamais été le cas.

«J’étais à la première audition pacifiquement. Ce jour tout s’est bien passé et il y avait eu plus de 15000 personnes. A la 2e audition, il y a eu plus de 30 000 personnes et la 3e audition, il y avait plus de 100 mille personnes. C’est là où j’ai été agressé par des policiers cagoulés. J’ai été piqué, j’avais des problèmes graves et je pouvais mourir. Le bon Dieu a été avec moi», a-t-il dit, précisant qu’il a été évacué à l’étranger sur demande des médecins.

Pour Katumbi, la RDC devra avoir un nouveau président le 20 décembre prochain, selon les dispositions de la constitution. Il condamne la répression de plusieurs Congolais le 19 septembre dernier.

Alors que la CENI dit avoir besoin de deux ans pour la refonte du fichier électoral, l’ex gouverneur de Katanga indique qu’il n’en est pas question.

« Il y a de cela une année et demi, l’OIF a parlé de la révision partielle du fichier électoral. On devait enrôler les jeunes majeurs et enlever les personnes décédées. Ce qui peut prendre 6 mois au plus », a-t-il dit.

 

« Nous donnons la dernière chance au président de la République de revenir à la raison et de partir pacifiquement, de faire très attention à tous ces gens qui le conseille très mal », a-t-il conclu.

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