Matata et son complot mis à nu !

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Qui peut le croire Si la Majorité présidentielle souffre d’un déficit chronique d’image positive au sein de l’opinion nationale comme au niveau de la communauté internationale, c’est à cause du travail de sape systématique qu’un des ses enfants a orchestré de l’intérieur. Tout le long dé son mandat aujourd’hui finissant, le personnage a opéré dans le sens de prouver au monde que la MP était une pourriture et que lui seul sortait du lot.

Eh oui, un Premier ministre créé ex nihilo a passé tout son temps à déstabiliser sa famille politique. Véritable sniper, Matata a personnellement organisé toutes les campagnes de fusillade médiatique des membres éminents du système Kabila.

Qui n’a pas reçu dans le dos ses pralines mortelles et revanchardes ? La capacité de nuisance du personnage est telle que même le Raïs n’a pas été épargné, Déballage.

 Champ de bataille

Sur instruction personnelle du Premier ministre, des articles de presse d’une rare virulence ont été systématiquement dirigés contre des poids lourds de la MP. Toute procédure d’interpellation du Gouvernement par l’Assemblée Nationale était suivie d’une campagne de sape contre cette institution qui s’est vue à chaque tournant accuser de complot contre l’exécutif.

Le comble a été atteint lorsque, pour la première fois, la chambre basse du parlement a osé et obtenu l’interpellation de Matata en personne. Ce dernier fut dans un tel état de rage qu’il organisa la réplique contre le bureau de la chambre basse au point de dépasser les limites de l’acceptable dans la presse. Mais croyant n’avoir pas fait suffisamment mal, Matata s’est en plus autorisé à pondre un communiqué de la primature tournant en dérision le PPRD et la Majorité tout entière. Du jamais vu dans l’histoire d’une nation.

Et voici qu’un matin, à peine entré en fonction, Evariste Boshab autorise une mission du vice-ministre des Affaires étrangères à l’étranger. Matata s’en formalise à ce point que Boshab est livré en pâture dans la presse. Un dossier d’Etat, interne au Gouvernement, et qui pouvait se régler au cours d’un conseil des ministres, fut mis sur la place publique par celui qui a la lourde responsabilité de protéger la République.

Presqu’une atteinte à la sûreté de l’Etat.

Gustave Beya Siku part du cabinet présidentiel. L’homme à la cravate rouge en fait son affaire personnelle. Il saisit l’opportunité pour régler un compte sordide contre le désormais ex Dircab. Des articles de presse, toujours eux, sont commandités contre Beya Siku qui est présenté comme le protecteur de la maffia en Rdc.

Mais bien avant cela, Matata est décidé d’abattre un adversaire qui lui fait ombrage. Nous sommes un dimanche de Pâques 2015 et le locataire de l’Hôtel du Gouvernement se rend à la paroisse Saint-Luc de Ma Campagne. Là, il fait, La rencontre du fondateur d’un quotidien de la capitale et patron d’un Groupe de Presse. Matata sollicite la manchette pour « assassiner » son adversaire. Son interlocuteur exige 10 mille dollars américains pour la besogne. L’affaire est conclue. Le lendemain, Freddy Matungulu est descendu en flammes. Ses analyses d’expert dérangent beaucoup Matata qui comptait sur l’ignorance des millions de Congolais pour se faire passer comme le superman des questions économiques congolaises.

Echec et mât

Toujours dans sa détermination de contrôler tout le monde, Matata a aussi mis Jean Claude Masangu dans son collimateur, Lorsque ce dernier arrive fin contrat avec le Gouvernement en 2015, il expédie les affaires courantes en attendant son remplaçant. Matata commandite des articles de presse contre Masangu dans lesquels on lui demande de débarrasser le plancher sans délais.

Entre-temps, le personnage rêve de son heure de gloire. Non sans avoir proposé au Chef de l’Etat son candidat Gouverneur de la Banque centrale, il espère.que le nouveau venu qui qu’il sera, lui sera soumis et malléable.

C’est dans ce contexte que débarque Déo Mutombo. Très vite Matata tente de le vampiriser. Prévenu, ce dernier résiste à ses différents assauts. C’est la guerre. Le Premier ministre essaie de mener la vie dure au nouveau Gouverneur et s’échine à faire passer le message selon lequel, le nouveau venu est incompétent. Qu’il convient de le remplacer toutes affaires cessantes.

Malheureusement, sa campagne ne porte pas.

De sorte qu’à la faveur de la faillite de la Biac, dans laquelle sa totale responsabilité est engagée, Matata essaie à nouveau de couler le gouverneur de la Bcc, mais sans succès.

Jusqu’au sommet

L’appétit venant en mangeant, Matata est allé jusqu’à se faire adouber par les milieux financiers internationaux, le réseau français en particulier. Grâce à l’entregent de Christine Lagarde. Pour la course à la magistrature suprême.

C’est dans ce contexte que des instructions ont été données à Matata par ses parrains de se désolidariser de sa famille politique en cette période de manœuvre très délicate. Ainsi, te Premier ministre a évité de jouer son rôle lors des incidents sanglants de septembre 2016. Le patron de l’exécutif est inexplicablement resté aphone durant les deux jours, alors même que le Chef de l’Etat se trouvait en dehors du pays. Il a fallu attendre le retour de ce dernier pour qu’un message de paix et de concorde nationale soit entendu.

La vérité, c’est que Matata a évité de se salir les mains. Comme cela a toujours été son crédo, il tient à prouver à ses parrains qu’il est le “meilleur choix au sein de la MP, dans la perspective de l’alternance.

Déjà, nous apprenons que l’homme prépare la sortie d’une grande formation politique, qui sera dénommée « Congo Fort » et qui va se présenter comme l’alternative à l’actuelle Majorité présidentielle. Mais question de donner le change, la coalition de Matata prétendra soutenir Joseph Kabila en dehors de la MP. Mais ce ne sera que de la poudre aux yeux. Matata n’est plus avec Kabila depuis qu’une frange des milieux financiers l’a pris en charge Il est désormais dans le dos du Chef de l’Etat. Il devient dès lors un homme à placer sous très haute surveillance.

 

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