Manifestation du 19 septembre : Paris appelle la RDC à organiser au plus vite la présidentielle

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La France a demandé ce lundi 19 septembre aux autorités congolaises de faire en sorte que le “report” de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo soit “aussi court que possible” afin d’enrayer la crise politique en cours.
Paris regrette que le corps électoral n’ait “pas été convoqué dans les délais constitutionnels” et appelle à “accélérer la préparation transparente de l’élection présidentielle”, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.
“Il est nécessaire que le calendrier soit connu au plus vite et que le report de l’élection soit aussi court que possible”, a-t-il ajouté.
Sur fond de heurts lundi matin entre manifestants d’opposition et forces de l’ordre, Paris a invité “toutes les parties à la retenue” et demandé aux autorités de “respecter les libertés publiques, notamment le droit de manifester pacifiquement”.

La Constitution congolaise interdit au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter à l’expiration de son mandat, le 20 décembre, mais celui-ci ne donne aucun signe de vouloir quitter le pouvoir.

Les principaux partis d’opposition ont appelé à manifester dans tout le Congo lundi pour signifier à Joseph Kabila son “préavis” et exiger la convocation de la présidentielle.

Ce “Rassemblement” refuse le “dialogue national” en cours à Kinshasa censé déboucher sur un accord politique de sortie de crise et ouvrir la voie à des élections “apaisées” mais retardées.

“Les incertitudes politiques et institutionnelles actuelles font peser une menace sur la pérennité des progrès (accomplis en RD Congo ces dernières années) et sur la stabilité du pays”, a déploré le Quai d’Orsay.

Comme le conseil de l’Union européenne a eu l’occasion de l’exprimer en mai dernier, rappelle le communiqué, il en va de la responsabilité individuelle de chacun des acteurs.

“La République démocratique du Congo a fait des progrès reconnus par tous au cours de ces dernières années. Les incertitudes politiques et institutionnelles actuelles font peser une menace sur la pérennité de ces progrès et sur la stabilité du pays. La France souhaite que l’ensemble des acteurs inscrivent leur action dans le cadre de la résolution 2277 du conseil de sécurité des Nations unies et s’engagent, par un dialogue consensuel, dans la recherche d’une solution respectueuse de l’aspiration du peuple congolais à élire ses représentants “, note enfin le communiqué.


AFP

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