LES USA D’ACCORD AVEC LES ÉVÊQUES

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Les Etats-Unis d’Amérique disent apporter leur soutien à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), actuellement engagée dans la recherche d’un Accord politique plus inclusif en RD Congo. Dans un communiqué signé par son Ambassade à Kinshasa, le pays de l’Oncle Sam appelle les protagonistes de la crise politique actuelle à la retenue. « Nous invitons, une fois de plus toutes les parties à respecter les principes fondamentaux de la démocratie, à rejeter la violence et à s’abstenir de tout langage pouvant susciter la violence », insiste le même communiqué.

Dans un contexte de basse conjoncture politique, comme présentement en RD Congo, les Etats-Unis d’ Amérique soulignent que le Dialogue inclusif et le respect des principes fondamentaux de la démocratie sont déterminants. Car, ils permettraient à la RD Congo d’éviter de nouveaux troubles dans le pays. Pas seulement. Dans la situation actuelle de la RDC, Washington croit dur comme fer que seul un Dialogue véritablement plus élargi ainsi que la stricte observance des règles indispensables à la démocratie, pourraient sauvegarder les nombreuses années durant lesquelles des gains importants ont été engrangés. A cela s’ajoute l’idéal de garantir un avenir paisible à tous les citoyens congolais.

LE RISQUE DE VIOLENCE EN DECEMBRE PROCHAIN

Le mois de décembre prochain marquera la fin constitutionnelle du mandat actuel du Président rd congolais Joseph Kabila. A 38 jours de cette échéance « fatidique », les Etats-Unis ne cachent pas leurs craintes. Aussi, se disent-ils « préoccupés par le risque de violence et d’agitation sociale, alors que le Chef de l’Etat congolais sera à la fin de sa deuxième et dernière mandature. Les Etats-Unis d’Amérique, par le biais de son Ambassade, rappellent que « les violences tragiques des 19 et 20 septembre dernier à Kinshasa ont souligné le besoin urgent d’un Accord politique plus élargi et inclusif sur la date de la prochaine élection présidentielle et aussi, sur le leadership de la RD Congo après l’expiration du deuxième mandat du Président Joseph Kabila, le 19 décembre. »

Dans un autre registre, le pays de Barack Obama déplore le fait que le meeting du Rassemblement des forces politiques et sociales prévu pour le week-end dernier, n’ait plus eu lieu. Pour les Etats-Unis, l’interdiction de cette manif d’une frange de l’Opposition par l’autorité urbaine de la ville de Kinshasa, constitue ni plus ni moins une atteinte aux principes de démocratie. « Les efforts du gouvernement congolais visant à empêcher des membres de la Société civile et des partis de l’Opposition de tenir des réunions publiques ou d’organiser des manifestations pacifiques dans les lieux publics, et la violation de la liberté de presse par le gouvernement ainsi que le fait de priver la population congolaise de l’accès à l’information sont incompatibles avec les principes démocratiques », renchérit l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique dans son communiqué.

Les USA estiment par ailleurs, que la démocratie ne saurait fonctionner correctement sans les libertés de rassemblement et des médias. « La liberté de presse et le droit de se réunir pacifiquement sont des composantes essentielles de la démocratie. Par conséquent, les Etats-Unis partagent les inquiétudes exprimées la semaine dernière par trois Rapporteurs Spéciaux onusiens, le Représentant Spécial des Nations Unies et la Mission des Nations Unies pour la stabilité au Congo (MONUSCO), touchant l’interdiction continue des réunions publiques et des manifestations pacifiques », poursuit le même document.

UN TEST GRANDEUR NATURE

Que tous les acteurs politiques ou presque, déclarent inscrire leur combat dans l’intérêt supérieur de la nation, cela ne devrait pas être une simple déclaration d’intention. Mieux, un discours voué à la consommation extérieure. Cet idéal devrait plutôt se traduire par des actes concrets. Pour le coup, il s’agirait des postures qui iraient dans le sens de la décrispation. Malheureusement, ceci ne semble pas être le cas quand on observe les comportements qu’affichent nombre d’acteurs politiques, protagonistes de la crise actuelle.
Sans doute que chacun voit midi devant sa porte. Pas étonnant, dans la mesure où ceci semble être le proprium d’un homme politique qui privilégie ses propres intérêts, différent d’un homme d’Etat qui pense Nation. Tout le malheur de la RD Congo semble être là. Elle compte plusieurs politiciens mais très peu d’hommes d’Etat. Au demeurant, la crise politique actuelle est donc un test grandeur nature à ces mêmes politiques qui déclarent, à qui veut les entendre, que la RD Congo est leur priorité. Que tous se réclament défenseurs de l’intérêt supérieur du peuple, alors on aurait en même temps du mal à séparer le même peuple de sa nation. Simple métonymie.

Au-delà des discours, plus d’un analyste pense qu’on devrait plutôt agir dans le sens de l’anticipation. Revisitons les événements malheureux des 19 et 20 septembre dernier. Combien avaient clairement condamné ces actes, alors que des sièges des partis politiques, des tribunaux avaient été incendiés et des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) brulés vifs ! Le souhait ardent du Congolais lambda est de voir les partenaires extérieurs à aider la RD Congo à combattre la violence d’où qu’elle vienne.

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