Les évêques catholiques de nouveau chez Tshisekedi

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Les prélats catholiques étaient de nouveau lundi à Pétunias à Limete. Ils ont échangé avec le leader de l’Udps, Étienne Tshisekedi. Après une série des rencontres avec différents leaders des partis et regroupements politiques, il était important de rendre compte.

La méthode est simple : Proposer, expliquer le sens et la portée de la concession faite par l’autre partie et puis écouter. Pour rapprocher les deux tendances, les angles doivent être arrondis. Mais, qu’est-ce que le Rassemblement peut concéder ? Et jusqu’où le pouvoir peut lâcher aussi? C’est là, le noeud du problème. Les divergences sont importantes entre les deux camps. Quelques radicaux du Rassemblement pensent qu’ils n’ont rien à concéder par rapport au respect de la constitution. L’UDPS, en tête, reste dans sa démarche de voir son président succéder à l’actuel locataire du palais de la nation. « Schéma anti constitutionnel », réplique la Majorité. Le régime spécial prôné par la plateforme du duo Tshisekedi-Katumbi est une violation grave de la constitution. Alors comment dans ces conditions difficiles, l’église catholique peut s’en sortir? A Mosengwo et Utembi de répondre. Les deux prélats ne désarmement pas. Ils croient dur comme fer qu’un compromis est possible pour éviter le pire au pays. Le travail de consultation se poursuit, apprend-t-on au Centre interdiocesain, siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo. « Harmonisation de divergences, chercher le juste milieu. Ça me paraît compliqué parce que le pouvoir est de mauvaise foi « , explique un cadre de la Dynamqie de l’opposition.

Selon lui, Kabila seul assumera la totale responsabilité de ce qui arrivera au pays, s’il n’écoute pas cette voie de la raison. A bien lire la position du pouvoir et du Rassemblement, le rapprochement semble difficile même si l’espoir d’un consensus demeure toujours possible. Vivement un consensus raisonnable pour épargner aux congolais de vivre un énième drame.

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