Le Potentiel : «Après Célestin Kanyama, John Numbi et Amisi Tango Fort sanctionnés par les USA»

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Le général Amisi Kumba Gabriel( Tango fort). Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Revue de presse du 29 septembre 2016

Les journaux parus jeudi 29 septembre commentent les sanctions des Etats-Unis contre les généraux Gabriel Amisi et John Numbi, respectivement commandant de la première zone de défense de l’armée congolaise et ancien chef de la police nationale congolaise.

Le bureau du département du trésor américain de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) a placé John Numbi Banza Tambo et le général Gabriel Amisi Kumba alias «Tango Four» sur la liste des personnalités dont les avoirs et biens sont gelés aux Etats- Unis, rapporte Le Potentiel.

Ces deux hauts officiers congolais sont sanctionnés par les autorités américaines pour des violences et abus commis en RDC, explique le journal. Selon le quotidien, John Numbi est accusé de s’être engagé dans des actions et des politiques qui minent les processus démocratiques ou les institutions en RDC et Gabriel Amisi Kumba pour avoir été « le chef d’un groupe armé qui a menacé la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC ».

Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) précise pour le général Gabriel Amisi qu’étant numéro un de la première zone de défense couvrant les provinces du Bandundu, du Bas-Congo, de l’Equateur et de Kinshasa, il dirige des unités qui se sont livrées dans la répression violente des manifestations politiques, conclut le tabloïd.

Africa News ajoute que les éventuels avoirs des deux hommes « sous la juridiction des États-Unis » sont gelés et les citoyens américains ont interdiction de mener des transactions avec eux.

Dans un autre registre, Le Phare commente la prise de position du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme sur les manifestations du 19 et 20 septembre à Kinshasa. Le journal indique que dans le rapport présenté le mardi 27 septembre 2016 à Genève par la Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Mme Kate Gilmore, la responsabilité des autorités tant civiles que militaires congolaises est totalement engagée dans ce qui s’apparente à un massacre.

Le quotidien rapporte que Kate Gilmore soutient que les forces de l’ordre et de sécurité sont intervenues non pas pour rétablir l’ordre mais pour tuer, car la plupart des victimes décédées étaient atteintes par des balles tirées soit à la tête, soit à la poitrine. Le fait de viser des points vitaux des corps des manifestants, poursuit le tabloïd, apparaît comme une volonté affirmée de ne leur accorder aucune chance de survie.

Le Potentiel note que dans sa réplique, la RDC a affirmé que les événements des 19 et 20 septembre ne se résumaient pas à des manifestations pacifiques, car des participants «se sont livrés à des pillages et à des incendies de locaux gouvernementaux ou de partis politiques». Le gouvernement congolais, rappelle le journal, avait qualifié les manifestations des 19 et 20 septembre de «mouvement insurrectionnel» destiné à renverser les institutions établies.

Le quotidien révèle aussi que Ida Sawyer, chercheuse senior de Human Rights Watch qui a été récemment expulsée de la République démocratique du Congo, a demandé au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies d’«agir maintenant pour aider à empêcher une nouvelle escalade de la crise politique et une détérioration plus avancée de la situation des droits humains en République démocratique du Congo».

En rapport avec les manifestations du 19 et 20 septembre, Africa News renseigne que les manifestants arrêtés ont été jugées en procédure de flagrance mercredi 28 septembre. Parmi eux, 38 ont été acquittées tandis que 100 autres ont été condamnées à des peines allant de 45 jours à 25 ans de prison ferme. Ces personnes sont poursuivies pour pillages, incendies et destructions méchantes lors des échauffourées de deux jours à Kinshasa.

La Prospérité commente aussi la suite de ces évènements et rapporte que le Procureur général de la République (PGR), M. Flory Kabange Numbi, a demandé au Commissaire général adjoint de la Police nationale congolaise chargé de la Police Judiciaire, de mener des investigations sur la plainte de Franck Diongo contre l’Etat Congolais, Evariste Boshab, Henri Mova Sakanyi, Pius Muabilu, Papy Tamba, Claude Mashala et Yves Kisombe.

Après ces investigations, le PGR attend le rapport, dûment documenté et détaillé, pour passer à une nouvelle étape, dans le cadre de la suite de la procédure judiciaire, telle que reconnue et définie dans les lois de la République, conclut le tabloïd.

Forum des As rapporte que le parti de Franck Diongo a le sentiment d’avoir gagné une première manche, car le but ultime de son combat, c’est de voir toute la lumière être faite sur cette affaire. Pour le président du Mouvement lumumbiste progressiste, sa plainte procédait d’un test de bonne foi à l’endroit du PGR qui doit rechercher les auteurs de ces infractions, et le cas échéant, les poursuivre devant les cours et tribunaux. Mais la célérité avec laquelle le PGR a réagi traduit toute sa disposition à aller au bout de cette affaire, croit savoir le journal.

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