Le Phare : « Edem Kodjo : la fuite en avant »

0
147

Revue de presse du mardi 6 septembre 2016

Les journaux de Kinshasa centrent leur attention sur l’esprit qui a caractérisé le premier jour des travaux du dialogue politique, principalement l’attitude du facilitateur Edem Kodjo.

Le Phare fait remarquer qu’Edem Kodjo qui avait décrété le 1er septembre, la suspension des travaux afin de donner le temps au «co-modérateur» Vital Kamerhe de convaincre le « Rassemblement » d’adhérer à ce forum, n’a pas fait état de la suite de la démarche.

Pour le journal, le facilitateur a relancé son «train» le 5 septembre 2016 sans avoir obtenu «l’inclusivité» tant souhaitée par lui-même, la Majorité Présidentielle ainsi que l’opposition et la société civile.

Le quotidien voit en cette attitude une fuite en avant parce qu’Edem Kodjo s’évertue à contourner la difficulté en mettant une croix sur des « absents » dont il n’ignore pourtant pas qu’ils vont peser lourd au moment de la mise en œuvre des résolutions du dialogue.

En rapport avec ce premier jour des travaux, l’Agence Congolaise de Presse(ACP) rapporte que délégués ont adopté à l’unanimité, la feuille de route de ces assises retenue lors des travaux du comité préparatoire, moyennant un amendement en rapport avec le nombre des participants. Le nombre des participants a été revu à la hausse avec une augmentation de 80 personnes soit, 25 pour chaque composante et 5 pour l’opposition républicaine, précise l’Agence.

L’ACP indique que les participants ont examiné le premier point inscrit à l’ordre du jour à savoir : l’évaluation du processus électoral.

Sur ce processus électoral justement, La Prospérité révèle qu’il sera à l’ordre du jour des travaux du dialogue, ce mardi 6 septembre 2016. Le président de la CENI Corneille Nangaa et ses experts devront exposer les contours dudit processus aux délégués de la Majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile. Ce qui fait dire au tabloïd que les choses sérieuses vont débuter.

L’Avenir constate que le G7 veut participer au dialogue avec un objectif différent du concepteur et titre : «Le G7 change de stratégie: rejoindre le dialogue, puis le détruire de l’intérieur». Selon le journal, le G7 se prépare à entrer au dialogue politique, sans Moïse Katumbi. Le quotidien affirme que c’est l’ancien gouverneur du Katanga qui aurait, lui-même, ordonné à ses collègues, dissidents de la mouvance présidentielle, de changer de stratégie.

Leurs tentatives de sabotage du démarrage effectif du dialogue s’étant révélées vaines, il ne serait plus utile, pensent les stratèges du G7, de s’absenter ; il faudrait plutôt, désormais, tout faire pour bloquer le dialogue de l’intérieur jusqu’à l’échéance du 20 décembre 2016, conclut le tabloïd.

La Prospérité donne une autre version des faits et parle plutôt « des rumeurs ».

Selon le journal, les principaux dirigeants du G7 ont tenu à mettre fin à une folle rumeur entretenue lundi 5 septembre, à la Cité de l’UA, par certains ténors de la Majorité Présidentielle sur une éventuelle participation du G7 au Dialogue dès que leurs revendications spécifiques seraient rencontrées.
Le G7, précise le quotidien qui cite Charles Mwando son président, ne milite pas en solo. A l’instar d’autres forces politiques et sociales acquises au changement, membres du Rassemblement, le G7 exige des mesures de décrispation notamment la libération sans condition des détenus politiques et d’opinion, des activistes des droits de l’homme et des journalistes, le retour en toute sécurité et sans ennuis des exilés politiques congolais, l’abandon des procédures judiciaires arbitraires contre les opposants, l’ouverture des médias proches de l’opposition fermés comme signe de bonne foi et de volonté politique.

En rapport avec la participation au dialogue, tout le monde ne suit pas les consignes des partis politiques. Ainsi, «le MLC radie six députés ayant pris part au dialogue», titre L’Avenir. Le journal cite les députés Akpanza Mobuli Nicolas, Bokolo Vicky de Zongo, Aundangba Freddy, Indole, Kumu Pathy et Lomanga.

Il leur est reproché d’avoir enfreint les statuts du Mouvement de la Libération du Congo (MLC) et de n’avoir pas répondu à l’invitation à comparaître, lancée par le parti.

Commentaires

commentaires