Le Phare: «Dialogue : tout chemin mène à la trahison»

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Revue de presse du vendredi 9 septembre 2016

Le dialogue politique et les interventions des membres du gouvernement et experts en matière électorale alimentent les colonnes des journaux parus vendredi 9 septembre à Kinshasa.

Le Phare renseigne que l’option du «glissement», arrêtée de longue date par la Majorité Présidentielle et bloquée partiellement par les manifestations populaires de janvier 2015 contre la tentative de tripatouillage de la loi électorale, est sur le point d’être matérialisée à la Cité de l’Union Africaine, site d’accueil du dialogue.

Le journal rapporte qu’après la démonstration par Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et Jérôme Bonso, membre de la Société civile, de l’impossibilité technique d’organiser l’élection présidentielle en 2016, un expert de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), les ministres de l’intérieur, du budget et des finances, ont exposé sur les contraintes administratives, sécuritaires et financières qui rendent illusoire la tenue d’un quelconque scrutin cette année.

Par conséquent, analyse le quotidien, la passation civilisée des pouvoirs entre le président de la République sortant et son successeur, qui devrait intervenir le 20 décembre 2016, est reportée sine die. Le peuple congolais, qui ne se faisait pas d’illusion quant aux velléités de la famille politique du
Chef de l’Etat de « glisser », est trahi, conclut le tabloïd.

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L’Avenir de son côté indique qu’il n’y aura pas de passage en force dans les décisions qui seront prises à propos du processus électoral. Le journal rapporte que la CENI, l’OIF, les experts des Etats-Unis d’Amérique et de la Monusco sont unanimes : seul le dialogue et le consensus s’imposent, quelle que soit l’option à lever, notamment en ce qui concerne le processus électoral.

Selon le quotidien, le processus électoral en RDC a connu un retard dans sa mise en œuvre et il est important de s’assumer en toute responsabilité, et sauver la démocratie en décidant de la manière la plus cohérente sur la voie à suivre pour relancer le processus électoral.

Le tabloïd indique que les défis légaux, logistiques, financiers et sécuritaires requièrent encore sans doute des efforts supplémentaires de toutes les parties prenantes.

La Prospérité reprend les propos de l’opposant Jean-Lucien Busa qui indique que le « glissement » est perçu d’une autre manière par l’opposition et titre : « s’il n’y a pas élection en 2016. Dialogue : Bussa pour un glissement avec Kengo comme Président ».

Bussa soutient qu’à défaut de s’en tenir au délai constitutionnel, il sera question d’appliquer l’article 76 de la constitution qui donne le pouvoir au président du Sénat d’organiser l’élection présidentielle dans un délai précis de 90 jours et en cas de force majeure, dans 120 jours, rapporte le journal.

Pour Bussa, il ne sera pas question de marchander le délai constitutionnel pour la tenue de la présidentielle en cherchant à accorder à l’actuel président un troisième mandat alors que la constitution, par l’article 220, l’interdit, conclut le journal.

Dans un autre cadre, Le Phare rend compte de la passation du pouvoir au sein de la Dynamique de l’opposition et fait remarquer que le principe de l’alternance est scrupuleusement respecté au sein de cette plateforme de l’opposition.

Freddy Matungulu, président du parti «Congo na Biso» vient de passer le témoin à Bernard Biando de l’Union des démocrates Mobutistes (UDEMO) qui aura la lourde charge de tenir le flambeau de la résistance contre toute prolongation du mandat de l’actuel chef de l’Etat, révèle le quotidien.

Le tabloïd rappelle que sous le mandat de Matungulu, les membres de la Dynamique avaient été conviés à une «retraite» au mois d’août, au terme de laquelle avait été adoptée une «feuille de route» contenant leurs stratégies de lutte pour l’Etat de droit

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