Le «Front pour le Respect de la Constitution» désavoue Eve Bazaiba

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Dans une déclaration politique faite hier mercredi 15 février 2017 au centre Bomoko sur l’avenue Saidi à Matonge, sous la signature de Menga Lubuele François, Coordonnateur général adjoint, le « Front pour le Respect de la Constitution » a affirmé avoir retiré sa confiance à la Secrétaire Générale du MLC (Mouvement de Libération du Congo), Eve Bazaiba, et ne plus se sentir lié aux engagements qu’elle pourrait prendre ou encore ses déclarations au nom de la plate-forme.

On reproche à Eve Bazaiba « une dérive hégémonique et totalitaire », en ce sens qu’elle s’illustre par des décisions unilatérales, violant ainsi les statuts du « Front ». Ce comportement se manifeste également par des alliances qu’elle conclue au nom du Front.

Selon l’orateur, Eve Bazaiba avait décidé unilatéralement du retrait du « Front pour le Respect de la Constitution » des négociations du Centre Interdiocésain et refusé de signer l’Accord qui en était issu, avant de faire une volte-face spectaculaire, certainement après avoir été rappelé à l’ordre par la hiérarchie, à partir de La Haye.

« Face à ce comportement déloyal et indélicat, nous avons tenté de rappeler à l’ordre la Secrétaire générale. Au lieu de convoquer l’assemblée générale, la Coordonnatrice représentante du MLC va de violation en violation des principes constitutifs de la plate-forme. Et, elle nous a menacés de nous retirer notre qualité de Coordonnateur général adjoint et de fondateur », a martelé Menga Lubuele François.

Ce dernier n’avait pas, non plus, apprécié la réponse discourtoise que Bazaiba lui avait réservée à l’issue d’un entretien qu’elle venait d’avoir avec la délégation de la CENCO conduite par son président, Mgr Marcel Utembi, et celle du Rassemblement, sous la direction de Félix Tshisekedi. « Les autres membres du Front pour le Respect de la Constitution, hormis le MLC, peuvent prendre des contacts pour envisager leur participation au gouvernement. Tandis qu’en ce qui concerne le MLC, ils devront attendre la décision du bureau politique du MLC qui se réunira à ce sujet », avait-elle lâché.

Autre reproche fait à la SG du MLC, c’est celui de vouloir substituer la plate-forme par son parti. Cela se remarque dans les choix des représentants du FRC aux discussions de la Cenco. Les trois délégués aux négociations du Centre Interdiocésain sont des membres du Mouvement de Libération du Congo.

L’orateur a rappelé aussi que la Secrétaire générale du MLC avait déclaré que le « Front pour le Respect de la Constitution » n’était pas partie prenante au gouvernement qui serait mis en place à la fin du Dialogue, sans avoir consulté personne.

« Afin de déstabiliser les travaux du Dialogue, Madame Bazaiba a recherché à perturber le bon déroulement des travaux du Dialogue en claquant la porte de ces assises, parce qu’elle tenait absolument à arracher au défunt patriarche Etienne Tshisekedi wa Mulumba – paix à son âme – la présidence du Conseil National de Suivi afin de le ridiculiser, n’eussent été les réactions des participants à ces assises et de la Communauté internationale qui ont freiné ses ardeurs », a-t-il souligné.

Compte tenu de ce qui précède, le « Front pour le Respect de la Constitution » a levé les options ci-après : retirer sa confiance à Mme Eve Bazaiba comme coordonnatrice de la plate-forme, demander au MLC de désigner une autre personne à son remplacement ; en attendant que le MLC désigne son remplaçant, le Coordonnateur Adjoint Menga Lubuele François est responsabilisé pour défendre les intérêts du Front ; demander aux Evêques, qui assurent les bons offices, de revoir la composition des délégués du Front aux négociations ; etc.

Enfin, le Front déclare sa disponibilité à participer au gouvernement qui sera mis en place à l’issue des pourparlers placés sous la médiation de la Cenco.

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