Le Bureau Minaku dément les fausses accusations sur le détournement de fonds

0
37

Un mauvais vent a fortement soufflé ces derniers jours à l’Assemblée nationale. Pour cause, de fausses accusations mises à la place publique pour ternir l’image du speaker de la chambre basse du parlement.

En réalité, il s’agit des informations erronées. Des journaux Kinois ont fait état de la colère de quelques députés nationaux qui prétendraient que le Bureau de l’Assemblée nationale aurait amputé leurs indemnités de la session extraordinaire en cours et d’appliquer un taux inférieur à celui de la Banque centrale. Vérification faite. Il s’agit des rumeurs. Concernant le taux du dollar appliqué pour verser les émoluments de la session extraordinaire, le cabinet Minaku précise que le taux budgétaire applicable à ce jour est de 930 CDF, le dollar. Les informations peuvent être consultées dans tous les services attitrés. D’ailleurs, si tel était le cas, les agents de l’assemblée nationale, rodés dans ce genre d’exercice et plus sensibles aux questions de rémunération- « à qui l’on applique le même taux que les députés », n’hésiteraient pas un seul instant de protester. Donc, parler de la colère de députés, c’est faux. Et même, les députés qui seraient, paraît-il, lésés, ne sont pas dépourvus d’armes réglementaires, pour mettre le Bureau hors d’état de nuire et amener ses animateurs en justice. Par contre, le Bureau Minaku reconnaît que le taux évoqué de 1250 CDF, le dollar a été envisagé par l’exécutif central. Mais, c’est seulement, note Jean Pierre Lihau- Dircab du président de l’Assemblée nationale, dans l’hypothèse d’un paiement forfaitaire déjà expérimenté dans le passé, mais qui n’a pas été malheureusement retenu cette fois-ci. Les choses étaient claires bien avant. A l’occasion de cette paie controversée des émoluments, le gouvernement, fortement préoccupé par la question des flux monétaires sur les marchés financiers, avait décidé, d’un payement échelonné en deux tranches pour le sénat et trois pour la chambre basse du parlement. Dans une des plénières, les élus étaient déjà prévenus par une lettre du ministre des finances lue à leur attention.

Pour le cabinet Minaku, « le Bureau n’a jamais amputé quoi que ce soit, dans les émoluments des députés nationaux, ni hier, ni aujourd’hui ». Agir de la sorte, enchaîne Lihau, n’est nullement faire montre d’opacité ou de manque de transparence dans la gestion. Il est normal que pour de raisons évidentes de pudeur politique, les informations relatives aux questions financières de cette nature-là sont placées sous le régime d’informations confidentielles, étrangères à la fonction législative. D’ailleurs, pour dissiper tous les malentendus, les membres du gouvernement concernés seront convoqués avant la fin de la session pour s’expliquer sur les questions d’ordre budgétaire. En cette période où la guerre de positionnement s’annonce acharnée, des cabales deviennent monnaie courante. Malheureusement, ce sont les mangues mûres qui sont visées, qu’on cherche, à tout prix, à abattre . « Comment ne pas s’attaquer à Minaku, lui qui a démontré sa loyauté et son engagement à défendre le président Joseph Kabila », déplore un élu du Kasaï. Les conspirateurs voudraient l’éloigner du chef en lui collant à la peau des dossiers sales. Heureusement que leur entreprise macabre a échoué. Deux jours avant, les mêmes ont diffusé des portraits de campagne où Minaku pose en candidat présidentiable. Là encore, un montage grossier fait pour l’opposer à Joseph Kabila. Finalement, tout a échoué. Minaku reste fidèle à Joseph Kabila. Les faits et gestes les prouvent chaque jour. Inutile de se bousculer. Seul le président Kabila déterminera le schéma tactique électoral à adopter par la famille politique. Mobiliser la presse pour descendre Minaku à coups de milliers de dollars, n’est que pure perte de temps. Imperturbable, l’élu d’Idiofa reste droit dans ses bottes. Il continue son travail malgré les embûches jetées sur son parcours.

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE