L’Avenir : «Le Rassemblement au bord de l’implosion»

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Revue de presse du lundi 28 novembre 2016

Les journaux parus lundi à Kinshasa reviennent sur les efforts de la CENCO pour élargir l’accord politique signé par les participants au dialogue tenu à la cité de l’Union Africaine, afin de parvenir à un consensus plus large.

L’Avenir fait état de l’existence d’un risque réel d’implosion de la plateforme du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Selon le journal, les violons ne s’accordent plus entre les membres de cette composante à la suite d’un document que la Conférence épiscopale nationale du Congo, (CENCO) aurait présenté au Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange et portant les signatures de Christophe Lutundula et Bwassa Butsumba, respectivement président de la commission de stratégie et rapporteur de ladite commission du Rassemblement.

Ce document intitulé «Réponse du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au Changement aux pistes de solution de crise proposées par la CENCO», précise le quotidien, porte la marque de l’abbé Donatien Nshole, qui a signé l’accusé de réception.

Félix Tshisekedi et certains membres du Rassemblement ne reconnaissent pas le contenu de ce document et accusent les signataires de rejoindre « la Kabilie », note le tabloïd. Pour eux, explique L’Avenir, le conseil des sages du Rassemblement ne s’est jamais réuni pour tabler sur ce dossier. Le journal qui revient sur les échanges des tweets entre Lutundula et Félix Tshisekedi conclut que l’implosion du Rassemblement est proche.

Le Potentiel lève un coin de voile et renseigne que le Rassemblement aurait avancé des propositions qui plantent le décor des négociations directes et techniques entre cette plate-forme politique et la Majorité présidentielle. Il s’agit entre autres, note le quotidien, du principe de la cohabitation pendant la transition.

Dans cette feuille de route à soumettre à la Majorité au pouvoir, le « Rassemblement » a fait d’importantes concessions, particulièrement l’acceptation du principe de cohabitation avec le président Joseph Kabila et les siens pendant la période de transition qui conduira à des élections crédibles, apaisées et transparentes, sans la participation du président sortant Joseph Kabila. Comme il se constate, le Rassemblement dans ce projet ne fait plus du départ de Joseph Kabila une exigence infranchissable, fait remarquer le tabloïd.

Cette fois-ci, il est question de le réaffirmer clairement dans l’accord réaménagé que l’avenir politique du président sortant est au Sénat comme sénateur à vie, conclut Le Potentiel.

Le Phare, qui évoque des tractations pour rapprocher le Rassemblement et les signataires de l’accord issu du dialogue, indique que « Louis Michel s’invite dans la crise congolaise ».

Pour le tabloïd, la venue de Louis Michel dans la capitale congolaise était pour prêter main-forte à l’Eglise catholique du Congo ainsi qu’aux diplomates et envoyés spéciaux des Nations Unies, de l’Union Européenne et de l’Union Africaine qui s’activent dans les coulisses, depuis un temps plus ou moins long, en vue d’amener la Majorité présidentielle et le Rassemblement à se mettre autour d’une même table pour trouver une voie de sortie à la grave crise politique qui touche le sommet de l’Etat congolais.

Ce vieux routier de la politique belge, que l’on dit encore très écouté du Chef l’Etat congolais, Joseph Kabila, et du leader du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, Etienne Tshisekedi, a échangé avec ces deux chefs de « clans », séparément, le vendredi 25 et samedi 26 novembre 2016, indique Le Phare.

Dans un autre registre, les journaux rendent compte des consultations menées par le premier ministre Samy Badibanga pour constituer son gouvernement.

«Gouvernement : embouteillage des candidats chez Badibanga», titre La Prospérité.Le quotidien rapporte qu’on ne compte plus le nombre des candidats à des postes ministériels dans le gouvernement que le premier ministre Samy Badibanga est en train de former. Aux signataires  de l’accord politique du 18 octobre sont venus s’ajouter « des opportunistes et aventuriers, prêts au chantage, qui se battent pour avoir  droit au chapitre », indique le tabloïd.

Le tabloïd renseigne que le groupe parlementaire UDPS et alliés a décidé de soutenir le nouveau premier ministre et a mis fin aux divergences internes.

L’Avenir de son côté fait remarquer que les consultations du premier ministre en vue de la constitution d’une équipe gouvernementale semblent avoir pris fin depuis samedi 26 novembre. Le quotidien rapporte que le chef du nouvel exécutif central a une idée de ce que sera son équipe gouvernementale. Ce, après avoir consulté toutes les forces politiques et sociales de la RDC.

D’après quelques indiscrétions glanées par le quotidien, l’équipe devrait avoir plus ou moins 50 ministres et vice-ministres en ce compris les vice-Premiers ministres et ministres d’Etat.

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