La Prospérité: «Empêché d’atterrir à Kalemie. G7 : Charles Mwando Nsimba a frôlé la mort !»

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Le point de presse du G7 en rapport avec l’empêchement de l’avion de son président en exercice d’atterrir à l’aéroport de Kalemie (Tanganyika) et les retombées de la rencontre de dimanche entre le groupe de soutien à la facilitation du dialogue et les membres du « Rassemblement » de l’opposition suscitent les commentaires des journaux parus lundi 12 septembre à Kinshasa.

Charles Mwando Nsimba, Député national de son état, a été empêché pour la deuxième fois consécutive, d’atterrir dans son fief de Kalemie, chef-lieu de la nouvelle province du Tanganyika dimanche 11 septembre, rapporte La Prospérité.

Pierre Lumbi Okongo, un autre cadre de cette plate-forme qui a animé une conférence de presse le même dimanche,estime que le gouverneur de province du Tanganyika est responsable de cet incident, rapporte le quotidien qui s’appuie sur les déclarations faites par cet ancien collaborateur de l’actuel chef de l’Etat au cours d’un point de presse à Kinshasa.

Commentant cette sortie médiatique, Le Phare rappelle que le candidat à la présidentielle aux dernières joutes électorales, Etienne Tshisekedi avait également subi ce même tourment lorsque son avion de campagne s’est vu interdit d’atterrir à l’aéroport de Ndjili le 26 novembre 2011.

«Après une longue attente dans le ciel congolais, cet aéronef a été autorisé d’atterrir à l’aérodrome de Ndolo, au moment où ses partisans avaient envahi l’aéroport de Ndjili pour lui réserver un accueil hors du commun», relate le quotidien, ajoutant que pour le G7, la Majorité est en train de transformer le pays en prison avec ces pratiques.

Les tractations pour rendre inclusif  le dialogue alimentent également la presse kinoise ce lundi.

D’après L’Avenir, le G7 se préparerait à entrer au dialogue politique national inclusif. Et ce, sans Moïse Katumbi, précise le quotidien, soulignant que cette information émane des sources crédibles.

Le quotidien croit savoir que le groupe de sept dissidents vient prendre place au tour de la table du dialogue pour «mettre le pied à l’étrier afin de bloquer la machine afin que rien n’avance, et qu’aucune résolution ne soit prise». Le tabloïd  dit ne pas croire en la bonne volonté  de ces dissidents  à apporter des idées révolutionnaires au dialogue alors que leur parcours est jalonné de trahison.

Le Journal rappelle à titre d’exemple que Pierre Lumbi, alors Conseiller Spécial en matière de Sécurité, a abandonné son Patron,  le Président de la République, au moment où celui-ci, à l’approche de la fin de son second mandat, avait le plus besoin de lui.

L’information sur la participation du G7 au dialogue est démentie par Pierre Lumbi en personne. C’est du moins ce que rapporte Le Phare. Selon le quotidien,  Pierre Lumbi a profité de sa sortie médiatique de dimanche pour démentir catégoriquement les rumeurs faisait état  d’une rencontre entre Joseph Kabila et lui.

«Monsieur Kabila n’est pas un diable, il est une personne avec qui j’ai travaillé de nombreuses années et que je respecte. S’il me demandait de le rencontrer, je ne m’en cacherais pas et je le ferai. J’irai lui rappeler ce que je lui ai dit il y a un an : sa grandeur ne sera que renforcée s’il faisait lui-même respecter et appliquer la Constitution congolaise sur laquelle il a prêté serment», a-t-il déclaré.

Toujours en rapport avec le dialogue et la participation de l’aile dure de l’opposition qui boycotte ce forum, La Prospérité fait échos de l’échange entre le groupe de soutien au dialogue et  les hauts cadres du « Rassemblement » de l’opposition sur la problématique du dialogue politique inclusif.

A en croire le quotidien, le Rassemblement a réitéré ses positions en vue de sa participation au dialogue, le vrai, voulu inclusif par tous et par les résolutions de l’ONU.  Ces préalables,  rappelle le tabloïd, sont la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion, l’ouverture des médias proches de l’opposition, l’arrêt définitif des poursuites « injustifiées » contre Moise Katumbi, candidat à la présidentielle pour cette plate-forme, le respect de la Constitution et de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité. Pour le quotidien, il n’y a aucune avancée dans les positions de cette plate-forme en rapport avec le dialogue.

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