Election dans le délai constitutionnel : « totalement impossible », selon Thambwe Mwamba

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Le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, co-modérateur du dialogue pour le compte de la Majorité présidentielle, estime qu’il est « totalement impossible » d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.

« Les débats tels qu’ils ont été présentés et ma conviction personnelle, ce que le délai constitutionnel entendu comme élection [présidentielle] devant se dérouler au cours de cette année, ça c’est mon entendement et aussi l’entendement de beaucoup de personnes qui sont intervenues dans cette salle, est totalement impossible. Mais, d’autres parmi les délégués estiment qu’il est encore possible », a-t-il déclaré mercredi 7 septembre après les débats au sujet du calendrier électoral lors des travaux du dialogue.

Le mandat de l’actuel chef de l’Etat congolais s’achève en décembre prochain.

La commission électorale a lancé en juillet l’opération de révision du fichier électoral qui devrait durer 16 mois pour aboutir à la refonte totale de ce fichier électoral avant l’organisation des élections.

Mais elle a proposé deux autres options pour l’organisation des élections : l’utilisation du fichier électoral de 2011 ou la révision partielle de ce fichier.

Pour Thambwe Mwamba, aller aux élections sans renouveler le fichier électoral « signifierait qu’on laisserait de côté à peu près dix-sept millions d’électeurs qui ne seraient pas pris en compte ».

Le co-modérateur de la majorité indique cependant que les discussions vont se poursuivre.

« Nous allons poursuivre les débats sur cette question mais les exposés techniques qui ont été faits par des gens extrêmement compétents ont démontré l’impossibilité de pouvoir tenir ce délai constitutionnel », conclut-il.

Nécessité d’un accord politique

Pour sa part, le co-modérateur de l’opposition, Vital Kamerhe, a indiqué que sa composante s’en tient toujours au respect de la Constitution. Il estime nécessaire de trouver un accord politique pour sortir de l’impasse électorale.

« Ce que nous recherchons ici, c’est un consensus qui doit se constater par un accord politique », a-t-il indiqué.

Un accord qui devra mettre fin aux divergences sur le fichier électoral.

« Pour aller aux élections avec un fichier que la majorité qualifie de corrompu, l’opposition dit qu’il infecté par un virus et la société civile estime qu’il est inapproprié, il faut un accord politique », a conclu M. Kamerhe.


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