Chez Tshisekedi, Perriello prend Kabila à contre-pied!

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En confirmant le soutien des Etats-Unis à la médiation des évêques catholiques pour un nouveau dialogue inclusif en RDC, Thomas Perriello est allé contre les affirmations du président Joseph Kabila durant son discours hier à Kinshasa.

Accompagné de l’ambassadeur américain en RDC, James Swan, l’envoyé spécial des Etats-Unis dans les Grands Lacs, Tom Perriello a été reçu ce mercredi par Etienne Tshisekedi à sa résidence de Limete (centre de Kinshasa). Présent à cette rencontre, Felix Tshisekedi affirme que les représentants américains sont venus « s’enquérir de la situation et proposer leur soutien au processus de la CENCO« .

« La CENCO est en pleines consultations, nous attendons dans quelques jours une communication des évêques à ce sujet« , a également fait savoir Félix Tshisekedi.

Selon le Secrétaire général adjoint de l’UDPS, également fils du leader historique de ce parti de l’opposition, il n’a « jamais été question pour le Rassemblement d’adhérer à l’accord politique de la Cité de l’Union Africaine, mais c’est une base pour les gens qui ont participé à ce dialogue« .

« Nous avons aussi notre propre feuille de route. C’est le croisement de ces deux feuilles de route qui sortira une solution et je crois que la CENCO se penche sur ça« , a renseigné M. Tshisekedi.

Pour autant, le président Joseph Kabila a semblé mettre fin à ces consultations de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) durant son discours. Joseph Kabila a coupé court cette démarche en annonçant que l’accord politique issu du Dialogue clôturé le 18 octobre dernier constituait « la seule feuille de route mise au point par les Congolais eux-mêmes, représentants aussi bien l’Opposition Politique, la Société Civile que la Majorité. » Il a également accusé l’opposition de peu d’intérêt à la quête de solution aux différends qui les opposent.

En outre, toute en saluant la « bravoure » des évêques catholiques à qu’il avait confié cette tâche de consulter l’autre frange de l’opposition afin d’obtenir de celle-ci son adhésion à l’accord politique du camp Tshatshi, Kabila a constaté  « malheureusement« , que « ces politiques [du Rassemblement] n’ont rendu la tâche facile aux évêques« . « Je ne laisserais pas une frange de politiciens prendre en otage le pays tout entier« , a conclu le Président.

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